Si vous vous souvenez de nos dernières aventures en Galice, nous sommes repartis complétement trempés de la Tour d’Hercule. Nous avons alors commencé à sécher pendant l’heure de route dans la voiture entre La Corogne et St Jacques de Compostelle.
Aux abords de la ville de Santiago de Compostela (en galicien et en espagnol), nous croisons de nombreux pèlerins. Le pèlerinage vers St Jacques est l’un des plus connus de la chrétienté. Jacques de Zébédée, un des Douze Apôtres, pécheur du lac de Tibériade, partit pour un voyage espagnol d’évangélisation au 1er siècle. Le pèlerinage se fait sur son tombeau prétendu. La coquille Saint Jacques est un symbole qui le représente et qui permet de le reconnaître sur les peintures et sculptures. Il est souvent représenté en pèlerin debout, avec un chapeau à larges bords.
Fatigués de notre périple, nous décidons de rejoindre l’hôtel, le Casas Reais Boutique Rúa das Casas Reais, 29, 15704 Saint-Jacques-de-Compostelle. Et là, surprise, une marche à l’entrée « PMR ». L’hôtelier est très sympathique… mais nous craignons un peu la chambre. Nos craintes sont confirmées quand nous voyons la salle de bain, minuscule! Quelques photos ci-dessous pour vous montrer l’espace dans la salle de bain.


Le reste de l’hôtel est complet et les hôtels aux alentours le sont aussi… nous sommes coincés. Bon, pas de panique, on garde notre sang-froid et on se dit qu’on va faire comme on pourra. On sort pour aller s’acheter quelques bons mets espagnols que l’on mange à l’hôtel avant de s’écrouler de fatigue.
Le lendemain, on galère avec la douche (sans surprise). Géraud manque de tomber plusieurs fois, bref on a eu peur mais nous nous en sommes sortis ! Nous avons repris du courage après un bon petit déjeuner et nous nous sommes lancés dans l’aventure de la ville de St Jacques. Ce n’est pas une ville plate, il pleut et il y a des pavés. Tout ce qu’on préfère ;-). Cela ne nous arrête pas, on contourne les escaliers, on passe les montées et les pentes… et nous arrivons face à la cathédrale. Nous assistons à des arrivées émouvantes de pèlerins. Certains prient, d’autres tombent à genoux : c’est simplement splendide de voir les émotions sur leurs visages, celles de « j’y suis arrivé.e », « je suis là », « merci Dieu », « je suis heureux, heureuse », etc.

Nous partons à la recherche de toilettes accessibles, il n’y en pas de proches. Enfin si, mais avec une pente de 10% au moins (et il pleut). On renonce alors et on va se réfugier de la pluie dans le Parador de Santiago, connu sous le nom d’Hostal dos Reis Católicos. L’Hostal est né comme Hospital Real en 1499 afin de loger les pèlerins qui se dirigeaient à Saint Jacques. C’est un des rêves des pèlerins et un des emblèmes de la ville, sur la Plaza do Obradoiro. On en profite pour utiliser leurs toilettes PMR, des vrais, des grands, parfaits.
L’averse étant passée, nous nous baladons dans quelques rues de la ville, regardons un joueur de cornemuse, profitons d’être dans un lieu mythique.



Nous cherchons ensuite à rentrer dans la cathédrale, pas simple! Il faut faire le tour de la place qui est à droite de la cathédrale quand on est en face d’elle et rentrer par la sortie où il y a la boutique. La cathédrale est immense, une majeure partie était en rénovation. Il y avait plein de détails à voir! La photo de droite parlera notamment à certains de nos lecteurs ;).


Nous voilà motivés pour visiter le musée de la cathédrale. Enfin, il y a une marche à l’entrée, et après une dizaine de minutes d’attente derrière le comptoir, on nous dit que le musée n’est pas accessible. On fait un rapide tour du rez-de-chaussée et nous ressortons, un peu tristes de ne pas pouvoir visiter.
Au vu de l’inaccessibilité globale de la ville, nous avons décidé de foncer à l’office de tourisme. Adorable, la dame nous confirme que la ville n’est pas très accessible. Elle nous fournit cependant un plan avec 3 visites PMR de la ville, du plus facile au plus difficile. (il faut être très fort pour le parcours difficile !!). Elle rajoute qu’un des seuls musées accessibles est le musée des Pèlerins.
Et nous confirmons ! Tout refait à neuf, le musée est très bien, intéressant et complètement accessible. Son site web ici. Des planches explicatives en français sont disponibles. Voici une statue de St Jacques ci-dessous, facilement reconnaissable avec la conque, son grand chapeau et sa cape.

De retour en direction de la voiture, nous nous passons devant l’université de St Jacques de Compostelle… et cela valait le coup d’œil. L’entrée est accessible et nous avons pu faire le tour de la cour intérieure.

Saviez-vous qu’un coquin était une personne qui servait d’une conque pour se faire offrir le gîte et le couvert sans être un pèlerin ?
Comme vous avez pu lire, ce n’était une étape simple. La ville est cependant très belle et chargée d’Histoire. On a profité comme on a pu et on a mangé de très bonnes spécialités espagnoles :-). C’était d’ailleurs notre dernière étape en Espagne, la prochaine fut Porto. Direction le Portugal dans notre article Road-trip #6!
Chouette étape, même si bien compliquée, quand même, à roulettes…
Vos photos donnent envie !
Merci pour l’anecdote du « coquin », je me coucherai moins bête et je m’en souviendrai, de celle-là !!!
Bises à tous les 2 !
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Ha le joueur de cornemuse, toujours au poste alors !! Il était là quand je suis arrivée à St Jacques avec les genoux en feu, sa musique ajoute à l’émotion de l’arrivée, sacré souvenir !! Merci pour le voyage Espagne/Portugal en lecture, je me régale à lire vos aventures ! Bisous
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